Voyager ... à New York, compléments

New York

1ère séance
Introduction
Les premiers temps de la mégapole

Introduction : Originalité géographique de Big Apple (surnom de New-York depuis les années 1970) : une métropole construite sur des îles, découpée en cinq boroughs (arrondissements) ; le plan architectural de l’île centrale, Manhattan, repose sur un damier rigoureux avec, en son centre, Central Park, immense parc public entièrement créé par l’homme ; les architectes-paysagistes de Central Park ont ensuite conçu Prospect Park dans l’arrondissement de Brooklyn.

Originalité de ce port de la côte Est par rapport au reste du continent américain. New York est la ville de l’immigration européenne (Ellis Island), la ville la plus marquée par la culture européenne (et même française) ; la ville du luxe, des grands musées, des salles de concert de réputation internationale, des galeries, de l’avant-garde intellectuelle et artistique.

Mythes et réalités : une population venue du monde entier, la ville de tous les possibles, la ville qui ne dort jamais, le centre financier planétaire…

La ville du 11 septembre 2001.

Les premiers temps de la mégapole 

  • Edith Wharton, Le temps de l’innocence, 1920 (première femme à obtenir le Prix Pulitzer pour un roman situé dans le New York flamboyant de la fin du XIX siècle, dont elle décrit la haute bourgeoisie de la 5ème avenue et de Washington Square et ses clans sociaux étouffants à travers l’histoire d’un amour impossible, mais aussi l’avènement des grandes fortunes et des banquiers à l’ombre des premiers gratte-ciels).
  • John Dos Passos, Manhattan Transfer, 1925 (le premier roman à l’écriture et à la langue spécifiquement américaine ; il décrit la naissance d’une métropole en perpétuel mouvement, composée de gens venus d’ailleurs (de la campagne américaine, d’Europe, d’Asie) et construite par des hommes et des femmes aux destins sans gloire, broyés par un système impitoyable).
  • Toni Morrison, Jazz, 1992 (Le Harlem des années 1920, capitale du monde afro-américain, décrit par Toni Morrison, prix Nobel de littérature, au fil d’une narration morcelée, empruntant son rythme syncopé à la musique de jazz)

Film

Blake Edwards, Breakfast at Tiffany’s (Diamants sur canapé), 1961, d’après le roman de Truman Capote (1958). (Les rêves que suscitent, à la fin des années 1950, New York et le luxe de son bijoutier Tiffanys chez une jeune femme fantasque interprétée par Audrey Hepburn).


2ème  séance
La capitale de l’avant-garde culturelle du monde occidental

  • J.D. Salinger, L’Attrape-Cœurs (The Catcher in the Rye), 1951 (les vagabondages de Holden Caulfield, adolescent fugueur et new-yorkais de 16 ans inaugurent un nouveau style de révolte et de littérature et est brandi comme un manifeste par plusieurs générations de lecteurs. Le livre a été placé sur la Banned books list » (livres bannis, ou censurés) aux États-Unis pour incitation des jeunes à de mauvais comportements.)
  • Patti Smith, Just Kids, 2010 (La vie dans le New York Underground des années soixante-dix, autour du mythique Chelsea Hotel, racontée comme un roman d’initiation par une des figures de la scène new yorkaise du rock, Patti Smith, compagne du photographe Robert Mapplethorpe. )
  • Paul Auster, Brooklyn follies, 2005 (Paul Auster est l’écrivain américain préféré des français mais très peu connu dans sa ville (New York) : son quartier fétiche de Brooklyn et ses habitants, le milieu des écrivains et des artistes new-yorkais sont le cadre privilégié d’un certain nombre de ses romans).

et du film : Woody Allen, Manhattan (1979) (Comme Paul Auster, Woody Allen doit son succès à l’Europe, et particulièrement à la France, plus qu’à l’Amérique. Manhattan est le film qui l’a fait connaître. Il y joue lui-même son personnage d’intellectuel juif newyorkais névrosé et comique, amoureux du jazz, de New York et des femmes, en proie à de perpétuelles affres existentielles).


3ème séance
Turbulences New-yorkaises

C’est à Brooklyn, en 1846 qu’est née la première femme écrivain de romans policiers de tous les temps : Anna Katharine Green. Dans Le crime de Gramercy Park, elle crée le personnage récurrent d’Ebenezer Cryce, policier new-yorkais quinquagénaire corpulent et sympathique,  secondé par Amélia Butterworthe, vieille fille fureteuse qui préfigure la Miss Marple d’Agatha Christie.

Un siècle après Anna Katharine Green, Lawrence Block écrit plusieurs séries de romans policiers très noirs. Par exemple, de 1977 à 2011, 18 de ses romans ou recueils de nouvelles ont pour personnage principal Matt Scudder, policier à New York devenu détective privé après avoir tué accidentellement une fillette. La Balade entre les tombes, paru en 1992, a été adapté au cinéma en 2014.

  • Don Delillo, Cosmopolis, 2003 (La chute du système et de la galaxie Wall Street, la victoire d’un monde virtuel, la sauvagerie new yorkaise vues par un golden boy de 28 ans coincé dans sa limousine par un embouteillage géant qui paralyse Manhattan).
  • Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près, 2005 (un narrateur de  neuf ans qui voue un culte au scientifique Stephen Hawking repart sur les traces de son père disparu le 11 septembre 2001 à travers les rues de New York).

Films illustrant deux époques et de facettes des affrontements entre bandes à New York

  • West Side Story, Robert Wise, Jérôme Robbins, Leonard Bernstein (1960)(Roméo et Juliette version bas quartiers de Manhattan où deux gangs de jeunes s’affrontent. Une des comédies musicales les plus célébrée de Broadway où elle a été créée par Leonard Bernstein en 1957).
  • James Gray, La nuit nous appartient, 2007 (Ce thriller de James Gray est empreint de tragique grec biblique ou shakespearien, entre mafia russe, régnant sur le monde de la nuit de Brooklyn à la fin des années 1980, et policiers intègres et austères : le héros interprété par Joaquin Phoénix, gérant d’une boite de nuit, finit par décider de seconder la loi incarnée par son père et son frère).

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