Voyager ... en Inde, compléments

L'Inde

1ère séance
Introduction
L’Inde vue par les Occidentaux

Introduction : L’Inde est un sub-continent dont l’immensité et la variété rendent l’approche foisonnante, passionnante, parfois éprouvante avec des lignes de force ancrées dans des traditions millénaires. Il exerce une grande attirance sur les pays occidentaux, particulièrement depuis les années 1970. L’inde : on aime ou on déteste, mais on n’en revient pas indemne.

Evocation des fondements de la culture indienne : les épopées que tous les indiens connaissent, le Mahabharata (cité à travers  la traduction de Jean-Claude Carrière) et le Ramayana.

Evocation rapide de quelques contrastes majeurs : l’indépendance sans guerre et les massacres de la partition ; le Nord et le Sud ;  l’impossible unité linguistique ; la démocratie et la corruption ; la pauvreté et l’accession à un statut de puissance économique mondiale ; la paix des ashrams et la violence qui peut flamber en un instant et submerger tout un état.  

L’Inde vue par les occidentaux au XX° siècle

Par un anglais à l’époque coloniale (1924) : E.M. Forster, La Route des Indes, Le bruit du temps
Par un cinéaste français au début des années 1950 : Film : Jean Renoir, Le Fleuve, 1951
Par un italien au début des années 1980 (1984) : Antonio Tabucchi, Nocturne Indien, 10/18


2ème séance
Les contrastes de la condition féminine en Inde

La littérature féminine
La nourriture considérée comme « le pouvoir » des femmes

  • R.K. Narayan, Dans la chambre obscure (La condition des femmes dans l’Inde du Sud en 1935)
  • Anita Nair, Compartiment pour dames (Confidences entre femmes dans un train de nuit en 2001)
  • Bubul Sharma, La colère des  aubergines (La vie quotidienne d’une famille du Nord de l’Inde à travers une série de courts récits gastronomiques publiés en 1998)

Film : Satyajit Ray, Charulata (L’épouse délaissée) d’après le roman de Tagore, 1964, le chef d’œuvre du cinéaste indien le plus connu en Occident.


3ème séance
L’évolution rapide et bouillonnante de l’Inde
Le développement économique et la violence sociale
Les contrastes de la démocratie indienne

  • Mahasweta Devi, La mère du 1084, 1974 (Le récit très intense de la journée d’une femme bengalie qui se souvient de son fils Brati mort dans les émeutes meurtrières de Calcutta (Bengale) au début des années 1970. Elle découvre son action en faveur des déshérités et des sans terre, une des préoccupations majeures de l’auteur(e) elle-même).
  • Amitav Ghosh, Le pays des marées, 2005  (Un somptueux roman écologique contemporain situé dans l’archipel des Sundarbans du golfe du Bengale. Les fondements de l’intrigue se situent en 1979, lorsque les forces de l'ordre ont très violemment chassé des Sundarbans une communauté de milliers de dalits (intouchables) réfugiés de l’Est Bengale (devenu Bengladesh) et installés illégalement depuis des décennies sur ce territoire gouvernemental).
  • Aravind Adiga, Le Tigre blanc, 2008 (portrait hyperréaliste et amoral de l’Inde d’aujourd’hui, situé à Bangalore, ville emblématique de la Silicone Valley indienne : l’ascension fulgurante du très puissant entrepreneur surnommé le Tigre blanc passe par le crime, le chantage et la corruption).

Film : Slumdog Millionnaire. Ce film made in Bollywood a rencontré un accueil mitigé en Inde. Après son succès international (8 Oscars en 2009), il  a suscité une controverse à propos du regard qu’il porte sur les bidonvilles, sur l’essor économique et ses conséquences.

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