La peinture ? L'art ? De quoi s'agit-il ?

Le lundi à 14h15
Salles Saint-Nicolas, 2 rue du Grand-Ferré, Compiègne

Par Pascal Bonafoux

Romancier et historien de l’art, a été pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome, en 1980 et 1981. Commissaire d’expositions d’art moderne et contemporain. Il est Professeur à l’Université Paris 8.

calend.jpeg
Voir le calendrier

Ces quatre conférences se proposent de mettre en évidence les permanences et les ruptures dans l’histoire de l’art en Occident de l’Antiquité jusqu’à nos jours. Ceci pour tenter – illusion ? – de définir quelques critères qui permettent (peut-être) de s’y retrouver…

Dédicace de Pascal Bonafoux le 16 novembre 2015

Au commencement était le désir

C’est simple, la mythologie l’affirme, la peinture est une conséquence du désir. Celui d’une jeune femme et celui de Narcisse. Et, pendant des siècles, la peintre n’a pas cessé de vouloir le provoquer et le servir. Par l’imitation dont Aristote affirma qu’elle était la raison d’être du dessin, de la peinture et de la sculpture.

« Tu ne feras pas d’images… », ordre oublié…

Si la Bible rapporte l’ordre donné par Dieu même, l’église catholique a du l’ignorer pour assumer sa dimension apostolique et annoncer la bonne nouvelle apportée par le Nouveau Testament. Les exigences théologiques et de la spiritualité ne vont pas tarder, en particulier lorsque la perspective ordonnance l’espace du Quatrocento à la fin du XIXème siècle, à s’accommoder de la sensualité.

Entrée en scène de la modernité et des avant-garde

Tout commence avec l’impressionnisme. Le « sujet » - exigence très académique - disparaît dans le temps même où se met en place un nouveau marché de l’art. Une œuvre se doit désormais d’être singulière, incomparable. Elle doit surprendre, déconcerter. D’autant plus que, très vite, elle n’invite plus à regarder ce qu’elle représente, mais ce qu’elle est. Commence le temps des manifestes.

Les repères perdus

Picasso a déclaré que, depuis Van Gogh, les peintres étaient tous des autodidactes. Duchamp a assuré que le choix qu’il faisait d’un objet – un ready-made – suffisait à en faire une œuvre d’art. Au cours du XXème siècle, les définitions de l’art ont été multipliées. Et le désarroi, qui ne sait plus ni ce qu’est un artiste ni ce qu’est une œuvre, n’a plus cessé de se demander ce que pouvait bien être l’art, de demander des comptes et des justifications à l’arbitraire. Quelle boussole serait encore capable de désigner le nord ?

Conférences avec projections

Tarif : 18,00 euros le cycle

Série n°20

Ajouter un commentaire